Plus de 2000 postes seront supprimés chez Novartis

Novartis

Dans le cadre de son adaptation aux nouvelles exigences du marché et de sa volonté de créer un site de production de thérapies cellulaires et génétiques, le groupe pharmaceutique suisse Novartis prévoit la suppression de 2100 postes sur les cinq prochaines années. Cette nouvelle stratégie permettrait de faire les bénéfices du groupe et de réorganiser son réseau de fabrication et ses activités de service.

700 postes seront supprimés en Suisse

Au début du mois de septembre, le président du groupe pharmaceutique Jörg Reinhardt annonçait déjà aux médias les différentes modifications qui se tiendraient au sein de son organisation. Les mises à disposition de prestations techniques et intellectuelles sont aussi touchées par cette rationalisation. C’est dans cette optique que le groupe transfère les activités de transaction et de management dans les cinq centres présents dans le monde à savoir : Prague, Kuala Lumpur, Mexico, Dublin et Hyderabad. Ce transfert permettra de réduire les effectifs en Suisse, ce qui pourrait conduire à une suppression de plus de 700 postes. Des mesures sont tout de même prises pour accompagner ces personnes. Des réaffections internes et externes sont prévues, un pôle de recherche d’emplois a été créé, un plan d’aide social est mis en place pour aider les personnes soumises aux départs anticipés à la retraite.

La suppression de postes, une tendance mondiale

Novartis n’est pas la seule multinationale qui supprime des postes. C’est une nouvelle tendance sur le plan international, une stratégie que les grosses entreprises ont trouvé pour garder leurs entreprises en vie. C’est ce que déplorent les autorités du canton de Bâle-Ville. Elles sont surprises par l’ampleur de ces licenciements qui constitueront des crises sur le marché de l’emploi. Novartis compte un total de 13.000 employés dans toute la Suisse et son plan réduction de postes lui permettra de ne retenir que de 10% de son effectif total d’ici 2022, de quoi alarmer les autorités nationales et locales. Il se pourrait que dans les mois à venir, les suppressions atteignent les 100000 postes sur le plan mondial, selon Vas Narasimhan, directeur général de Novartis. Pendant ce temps, le groupe n’a pas de soucis à se faire en ce qui concerne le coût de ses actions. A la bourse de Zurich, l’action Novartis a plutôt bien réagit en connaissant une hausse. Les autorités du groupe feront ce qui est nécessaire pour trouver un plan d’insertion pour toutes ces personnes qui quitteront leurs rangs.

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