Nestlé est toujours ouvert sur sa participation dans l’Oréal

Nestlé

Le chef du groupe suisse NESTLÉ, Ulf Mark SCHNEIDER a mis fin à l’information selon laquelle la société allait céder ses parts dans l’Oréal, réaffirmant devant des investisseurs que l’entreprise reste ouverte à sa participation dans le géant français des cosmétiques, le groupe l’OREAL. Il a rappelé que la démarche de NESTLÉ relativement à sa participation dans L’OREAL ne changeait pas. Il a fait cette déclaration devant des experts concernant les 23,29% de part de NESTLÉ dans L’OREAL.

Une participation ambitieuse…

Cet accord d’actionnaires a été relancé avec la disparition de Liliane BETTENCOURT il y’a une semaine. La relation entre les deux groupes est en droite lignée d’un accord de partenariat réel qui constitue un investissement important pour NESTLÉ représentant près de 10% de son économie en bourse. Sous requête de la famille BETTENCOURT, le groupe NESTLÉ s’était engagé au capital en 1974. La famille appréhendait ainsi une nationalisation avec l’hypothèse d’un avènement de la gauche aux commandements de l’État. Ainsi des liens forts sont depuis nés entre les deux groupes  particulièrement en co-administrant GALDERMA dont le groupe NESTLÉ a en définitive récupéré la totalité en 2014 quand il avait revu à la baisse sa contribution dans L’OREAL. Celle-ci a été revue à la baisse chutant de 29,4% à 23,29%.

Les pression des actionnaires

Cet investissement, souvent alimentant les rumeurs de marché , était à la une déjà en juin quand THIRD POINT, un fonds activiste, avait attaqué NESTLÉ le pressant à s’en débarrasser . Le fonds activiste considère que NESTLÉ pouvait consacrer les 25 milliards de dollars de sa participation dans l’OREAL à d’autres finalités plus judicieuses. Pour rappel ce fonds activiste est actionnaire très peu représentatif de NESTLÉ. Malgré tout il est très considéré par le groupe qui seulement deux jours après ses critiques, se soumettait sur quelques autres points relevés par THIRD POINT.  Ce sursaut rapide avait étonné la famille BETTENCOURT qui l’a indiqué par la voie d’un proche de Françoise BETTENCOURT, la fille de Liliane. Également, le contrat d’actionnariat dans sa constitution actuelle renferme une disposition qui limite les contributions respectives de NESTLÉ et de la famille BETTENCOURT.

L’avenir du partenariat

Ce pacte stipule que le contrat prend fin six mois après la disparition de Liliane BETTENCOURT, soit le 21 mars 2018. Par conséquent le groupe NESTLÉ retrouve toute son intégrité. Si NESTLÉ était toujours capable de se dessaisir  globalement ou partiellement de sa contribution, par contre il ne pouvait plus se consolider au fonds de L’OREAL. Ceci est envisageable dorénavant   à partir du 21 mars 2018. Cependant la probabilité de voir le géant français des cosmétiques passé à NESTLÉ est considérablement minime. S’affranchir des parts de la famille BETTENCOURT est évalué à 33 milliards d’euros. Il faut ajouter à cela 30% de profit de contrôle. Une telle manœuvre serait dangereuse pour NESTLÉ, ce qui n’est pas dans ses habitudes. Les accords de stratégies entre les deux groupes se sont gravement disloqués, le nouveau patron de NESTLÉ, Ulf Mark SCHNEIDER est moins enthousiaste à cette participation que son prédécesseur Peter BRABECK-LET MATHE qui lui la voyait plus qu’importante.

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