Une première en Espagne, des possibles pénalités contre BlaBlaCar

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A la longue liste d’opérateurs exerçant dans le domaine du covoiturage en Europe, beaucoup, à l’image d’Uber font l’objet d’accusation pour concurrence déloyale contre les taxis urbains « légalement » recensés. En attendant les résultats de l’enquête qui a été ouverte contre elle pour « transport de passagers sans licence », la société BlaBlaCar risquerait des amendes et pourrait ainsi compléter cette liste.

C’est un contrôle routier effectué dans la région de Madrid sur deux conducteurs utilisant le service BlaBlaCar qui déclenche la procédure. Les mis en cause sont accusés d’avoir perçu des bénéfices illicites. En effet, selon Pablo Rodriguez Sardinero, directeur des transports régionaux, les frais de participation au voyage demandés aux passagers sont supérieurs au cout normal de transport pour le même trajet, essence et péage inclus. Pour cette infraction, les deux conducteurs, qui contestent les faits selon BlaBlaCar, risqueraient jusqu’à 4000 euros d’amende et le réseau de covoiturage, leader Européen dans le domaine, lui, risquerait 8800 euros pour avoir autorisé une conduite sans licence de transport.

Que reproche-t-on à BlaBlaCar ?

L’objet de la discorde porte en réalité sur le cout de facturation de la prestation de service. Selon le service régional, la participation au voyage ne devrait pas excéder les  19 centimes d’euros  par kilomètre car, toujours selon lui, l’amortissement d’un crédit contracté pour l’achat du véhicule et les frais d’assurance par exemple ne sont pas à inclure dans cette facturation. Ce qui n’est pas de l’avis de BlaBlaCar.  Dans un communiqué, le réseau déclarait que le seuil de participation était de 28 centimes d’euros par kilomètre et disait n’avoir reçu aucune notification l’informant du tarif régional de 19 centimes que les deux conducteurs seraient accusés d’avoir violé. Par ailleurs, la plateforme affirme son soutien aux deux conducteurs en estimant qu’ils auraient respectés ses normes et donc la législation régionale en vigueur. Il faut toutefois signaler que BlaBlaCar, c’est plus 3 millions d’utilisateurs en Espagne et près de 35 millions à travers le monde (Chine, Inde, Mexique). Elle affirme n’avoir jamais été sanctionnée partout où elle est présente car, elle respecte toutes les normes établies et que son seul rôle se limite à mettre des voyageurs en relation afin qu’ils allègent les frais de voyage.

Il s’agirait plutôt d’un conflit d’intérêt…

Le domaine des transports est sujet à beaucoup de controverses notamment entre les taxis et  les plateformes de covoiturage à l’image de BlaBlaCar. En effet, de tous les secteurs de l’économie de partage, habitation, finance etc. c’est le plus rentable et pèse un peu plus de 1,7 milliards d’euros en 2015 selon le cabinet PwC. Ces conflits aboutissent souvent devant des institutions qui se voient dans l’obligation de trancher.

C’est dans cette logique que lundi dernier, un mouvement d’humeur des chauffeurs de taxi Portugais a éclaté en vue de protester contre un projet de loi visant à protéger les activités de l’Américain Uber et de l’espagnol Cabify.

On se souviendra qu’en 2104, la grève des chauffeurs de taxi avait conduit à la suspension de l’application mobile Uberpop en Espagne qui permettait à des particuliers de s’improviser chauffeur de taxis en ville. Toutes les plateformes précitées sont accusées un peu partout à travers le monde pour concurrence déloyale.

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