Les Français jugent que les entreprises et les marques ne font pas assez preuve d’authenticité

Marques authentiquesSelon un sondage OpinionWay réalisé cet été pour l’agence conseil en communication Terre de Sienne, l’authenticité rassure.

Pour l’agence de communication, étymologiquement, authentique signifie en grec : maîtrise, autorité, pouvoir. Dans un monde qui accélère, il y a sociologiquement une attente de retour à des valeurs simples, solides d’enracinement à un terroir, de fabrication à l’ancienne, de proximité à un producteur et surtout de particularisation des produits, des marques ou des entreprises. L’idée, c’est d’être tout de suite accessible et vrai auprès de tous les publics.

Ce désir d’authenticité traduit probablement une lecture critique de la modernité, de l’industrialisation où l’on ressent que ce monde n’est pas toujours qualitatif. C’est aussi l’indice d’un manque de transparence, d’absence de vérité de la part des entreprises. Aux yeux des Français, l’authenticité se veut rassurante. Par une sorte de convention idéologique, elle posséderait à la fois une garantie d’intégrité, de vérité et aussi d’efficacité, de crédibilité.

Terre de Sienne poursuit en expliquant que pour 64% des Français, miser sur l’authenticité, c’est important car cela suscite la confiance : « Devant l’incertitude de l’environnement, l’économique qui s’impose au sens le plus émotionnel, la complexité générale, le sentiment d’être parfois dépassé, voire même manipulé… la confiance pour les Français ne s’obtient qu’en « essentialisant et en simplifiant ». En cherchant l’authenticité partout et en rétablissant dans l’esprit du consommateur une sorte de rapport « stable et vrai » avec les marques et les entreprises. D’où l’authenticité qui séduit. Elle séduit au « 2e degré », précisément parce qu’elle renonce à séduire. »

C’est comme si les Français face aux marques et aux entreprises faisaient leur examen de conscience, analyse l’agence. Respect de l’environnement, de l’humain, solidarité, etc. sont les valeurs fédératrices les plus recherchées même si parfois il y a un décalage entre le saut imaginaire de ces valeurs et la réalité du produit ou de l’entreprise. Pour répondre aux interrogations métaphysiques du public, les marques et les entreprises doivent donc s’enrichir de concept « existentiels », de « représentations supérieures », de « discernement éthique », etc. qui sont pour le consommateur des « émotions transposées », « sublimées ». C’est un emboîtement de concepts, généralement émotionnels qui permet de se rallier à de grandes idées, des objectifs, reconnus comme idéals ou estimables.

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