Le naming de stades a de l’avenir en France

Naming de stadesUne étude menée par TNS Sofres pour la société Vinci Stadium révèle que la pratique du naming de stades et de salles de sport est de plus en plus acceptée en France.

Les stades sont un lieu social incontournable pour de nombreux Français. Aussi était-il intéressant, alors que la France se prépare à accueillir l’Euro 2016, de comprendre les attentes du public et sa perception des marques qui s’associent aux grands stades. C’est la première étude réalisée par TNS Sofres qui aborde ce sujet, étude qui s’est adressée non seulement aux habitués des stades mais également aux Français d’une manière générale. Il faut noter qu’un tiers des Français se sont déjà rendus dans un stade ces deux dernières années.

Dans la région de Nice où le nouveau stade Allianz Riviera est en service depuis un an, 81% des personnes l’ayant fréquenté déclarent être favorables au naming. Et sur le plan national, 36% des sondés savent qu’Allianz a donné son nom au stade de Nice. D’une manière générale, le fait qu’une marque soit partenaire d’un stade et participe à son financement est approuvé par 88% des Français sondés. A noter que c’est Vinci, le commanditaire de l’étude, qui exploite le stade de Nice mais également ceux de Bordeaux, du Mans ainsi que le Stade de France.

Même avec un taux élevé d’acceptation, cette pratique du naming n’est pourtant pas très répandue. Comme l’explique BFM TV : « Outre la MMArena du Mans et l’Allianz Riviera de Nice, aucun stade d’envergure n’y a eu pour l’instant recours. Même si Marseille cherche –pour l’instant en vain- une marque susceptible d’être accolée au Stade Vélodrome. A l’étranger, par contre, les cas de naming ne sont pas rares. En Angleterre, les stades d’Arsenal et de Manchester City, respectivement nommés Emirates Stadium et Ethiad stadium, en sont l’exemple. Même chose en Allemagne, où le Bayern Munich joue à l’Allianz Arena. Et en Espagne, le Real Madrid serait en passe de conclure un partenariat de ce type avec l’émirat d’Abu Dhabi. »

En 2013, les Cahiers du Football consacraient un article à cette pratique en analysant les raisons des difficultés des stades à se faire « parrainer » par des marques : « Si, dans l’esprit général, le naming est associé à une ressource du club, la réalité reste plus complexe. Dans les mariages à trois de plus en plus nombreux, liant un club résident à un constructeur/exploitant privé, à l’occasion d’une procédure lancée par les collectivités locales (les fameux partenariats public-privé, ou PPP – lire « La déliquescence financière du Mans ou les joies du PPP »), la puissance publique n’entend pas forcément se priver d’un lucratif gain. »

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