Soutien aux start-ups : les vertus du capital-risque

Aujourd’hui, les entreprises doivent pouvoir se développer très rapidement pour percer sur leur marché. Et pour ce faire, elles ont besoin d’investir massivement. Les start-ups n’échappent pas à cette règle, et pour les soutenir, les fonds de capital-risque sont de plus en plus nombreux, notamment aux États-Unis.

De start-up à géant mondialeuro

Aux États-Unis plus qu’ailleurs, le phénomène start-up a pris une ampleur considérable, notamment dans le domaine d’Internet. Twitter a par exemple reçu le soutien de Venture Capitalists, et récemment, un apport de 400 millions de dollars de la part de Kleiner Perkins Caufield & Byers. Derrière les grands succès se cachent ainsi des fonds de capital-risque. Grâce à eux, des start-ups inconnues deviennent, du jour au lendemain, des géants du numérique, et observent des valorisations hors-normes. Des valorisations qui atteignent des sommets et pour lesquelles les fonds de capital-risque n’hésitent pas à investir gros. Et en matière de risque, les fonds américains sont les moins frileux. Avec leur portefeuille de start-up volumineux, ils sont devenus de véritables institutions. À considérer le poids des sociétés américaines dans le domaine d’Internet et leur rentabilité, les Venture Capitalists (VCs) ont visiblement opté pour une stratégie payante.

Des business angels pour les débuts

Les start-ups les plus avant-gardistes sont soutenues par les business angels, à leurs débuts. L’arrivée de fonds massive se fait en effet plus tard dans leur développement. Square a par exemple réussi une première levée de fonds de 10 millions de dollars, puis une deuxième de 27,5 millions pour enfin être soutenu par Kleiner Perkins Caufield & Byers, à hauteur de 100 millions de dollars. D’ailleurs, bon nombre de start-ups, devenues des géants, investissent à leur tour auprès des jeunes entreprises. Google a ainsi investi 300 millions de dollars pour soutenir Zynga, alors qu’Amazon a soutenu eHarmony en investissant 400 millions de dollars. Et si le système de soutien aux start-ups est particulièrement efficace aux États-Unis, c’est avant tout parce que cette aide financière s’adapte à la croissance particulière de chaque entreprise. Les « superangels » ces petits fonds d’investissement soutiennent les plus jeunes entreprises, puis les business angels prennent le relais, et enfin les VCs.

La France, en retard

Force est de constater que les fonds français n’ont pas le goût du risque aussi développé que chez les Américains. Du moins, en ce qui concerne les investissements à l’étape de démarrage et d’amorçage des entreprises. C’est pourtant à ce niveau qu’il existe un potentiel de réussite plus important. Ainsi, les fonds français préfèrent investir au moment du développement des entreprises plutôt que de financer le démarrage de ces dernières. Les fonds d’investissement français limitent en conséquence leur prise de risque, mais se privent d’un meilleur ROI. C’est là toute la différence entre le modèle américain et le modèle français. Car de l’autre côté de l’atlantique, ce sont les entreprises naissantes qui attirent le plus d’investisseurs. Ces derniers prospectent d’ailleurs activement pour trouver la perle rare, ce qui se fait plus rare en France. Pourtant, les entrepreneurs français ne manquent pas d’atouts ni d’imagination dans le secteur du web, Vente-Privée et d’autres l’ont d’ailleurs illustré.

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