L’insolent succès de Porsche

L’année 2012 a été celle des records pour certaines marques opérant dans divers domaines d’activités. Dans le secteur des véhicules sportifs et autres automobiles haut de gamme, Porsche a ainsi connu une année des plus mémorables. À travers le nombre de ses salariés en hausse croissante tout d’abord, puis à la quantité de ses véhicules vendus qui ne cesse de progresser et enfin à son chiffre d’affaires en constante augmentation, cette firme se positionne comme un leader incontesté. L’hégémonie de Porsche est à son firmament, à tel point même que la crise n’a eu aucune incidence sur ses activités. Contexte difficile ou pas, cette marque allemande étonne donc par sa réussite et son succès qui ne connaissent aucune limite.

Porsche, une industrie florissanteBoxter porsche                  

911, Cayenne ou Boxster, autant de voitures de rêve signées par une des marques les plus en vogue du moment. Porsche n’est pas seulement une enseigne qui s’y connaît en production de belles et luxueuses automobiles, car au niveau des affaires, la firme bouscule ses concurrentes et affiche une situation financière plus que séduisante. Les années passent, et les résultats de Porsche ne connaissent pas le fléchissement auquel la plupart des plus grandes marques du secteur automobile doivent souvent être confrontées. Au contraire, la firme allemande se voit même dans l’obligation d’embaucher massivement pour pouvoir honorer ses carnets de commandes toujours pleins. L’évolution de l’effectif du constructeur fait ainsi un bond important de 14,3 % entre les deux précédentes périodes d’exercice. Pointant 15 307 salariés en 2011, Porsche a achevé 2012 avec pas moins de 17 502 employés.

L’apport du gouvernement désormais approuvé

Un contexte que ne manquent pas d’applaudir les autorités allemandes, qui ont proposé leur soutien à la firme, sous la forme d’une aide publique avoisinant les 50 millions d’euros. Dans l’histoire de la marque, jamais une telle subvention gouvernementale n’a été acceptée par les précédents dirigeants. Mais à l’heure où les constructeurs concurrents bénéficient et surtout acceptent ces faveurs, Porsche fait de même et consent pour la première fois à cette manne venue de l’État germanique. L’essentiel de cet apport devrait être consacré aux travaux d’agrandissement de l’usine Porsche de Leipzig, nécessitant un investissement global à hauteur de 500 millions d’euros. Prévue d’être opérationnelle au cours de cette année, cette nouvelle unité sera destinée à l’assemblage de la future Porsche Cajun et nécessitera l’embauche d’environ 1 000 recrues supplémentaires.

Des ventes toujours en hausse

En matière de vente, les chiffres dévoilés par la firme pour 2012 traduisent l’optimisme de la marque et de l’ensemble de son personnel. L’atmosphère est au beau fixe, car les résultats ont encore une fois dépassé les espérances qui tablaient initialement sur la vente de 140 000 véhicules sur l’année. Au décompte final, ce sont donc 143 096 voitures fabriquées par la firme de Stuttgart qui ont trouvé preneurs en 2012, soit une hausse de 22 % des ventes par rapport à la période précédente. Presque tous les modèles ont été concernés par cette hausse du nombre d’unités écoulées. Ainsi, le Cayenne est le véhicule le plus vendu avec 77 822 modèles commercialisés, soit une augmentation en volume des ventes de 30 % par rapport à 2011. La 911 est quant à elle le modèle qui a connu la hausse la plus importante avec 49 % d’unités écoulées en plus : 26 203 en 2012 contre 17 607 l’année précédente. Le volume des ventes de la Panamera présente tout de même un infime repli de – 3,1 %, mais au nombre de 27 331 unités distribuées, elle demeure la deuxième Porsche la plus demandée par les acquéreurs.

L’industrie automobile allemande, une affaire de passionnés

Expliquer ce dynamisme de l’industrie automobile allemande ne tient pas en un seul mot. Porsche et les autres grands noms allemands de l’automobile ont dans une certaine mesure profité des retombées des dures réformes enclenchées par le gouvernement Schröder, alors chancelier d’un pays en grande difficulté. Pilier important de l’activité économique et des exportations outre-Rhin, cette industrie s’est relancée grâce à une réorganisation fructueuse initiée par l’État. Mais, ces firmes doivent surtout leur succès à leurs stratégies et leur savoir-faire respectifs. Avec un mélange savamment dosé de qualité et de rentabilité, tout en misant sur l’internationalisation et la croissance des ventes sur le plan local, continental et mondial, les marques allemandes ont fini par s’imposer aux quatre coins du globe. Plus importante encore que les canaux de distribution, le marketing ou le personnel, l’automobile en elle-même doit ainsi être au centre de tout. La passion pour les véhicules allemands naît ainsi naturellement chez les consommateurs.

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